Pourquoi un câlin fait du bien ?

Faire un câlin est un délice, l’une des plus belles sensations qui soit. Pendant cet instant magique, plus rien d’autre n’existe, le bien-être envahit les corps et les esprits.  Sait-on seulement pourquoi ? Plusieurs recherches ont démontré l’impact bénéfique des câlins.

Plusieurs études ont d’ailleurs montré que le câlin engendre la libération d’ocytocine, l’hormone du plaisir et de l’attachement. Et, ce n’est pas tout. Selon des recherches de la Washington University, câliner son enfant développe la partie de son cerveau qui contrôle la mémoire, l’apprentissage et la gestion du stress.

L’épuisement professionnel concernerait selon l’Institut de veille sanitaire 30.000 personnes, soit 7% des 480.000 salariés en souffrance psychologique au travail, voire 100.000 selon l’Académie de médecine.

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Bref, tout le monde s’accorde pour reconnaître que les câlins font du bien, au delà de leur rôle dans la relation amoureuseLes gestes et l’attention bienveillante que les câlins transmettent suffisent à ce moment de bonheur.

Déclarons le câlin « ami numéro 1 de l’être humain », et préservons lui le plus bel avenir qui puisse être en se faisant autant de câlins que possible au quotidien. Histoire de mettre un peu de tendresse dans ce monde si dur.


Des bienfaits prouvés de l’hormone du bonheur sur la santé et le moral. Dix secondes d’accolades chaque jour suffiraient à réduire la tension artérielle, prévenir les risques de maladies cardiaques, combattre le stress, favoriser le sommeil, et renforcer notre système immunitaire… 

Patrick Légeron, psychiatre fondateur du cabinet Stimulus, est coauteur du rapport de l’Académie nationale de médecine sur le burn-out, publié en 2016. Selon lui, “ce n’est pas le changement qui génère le burn-out, c’est la non prise en compte de l’humain dans sa mise en oeuvre”.

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Patrick Légeron

Qu’est-ce que la câlinothérapie ? Quels sont les bienfaits des câlins sur la santé ? Un câlin, qu’il soit amoureux ou amical, nous fait du bien. On le sait, on le sent. Mais aujourd’hui, on le prouve : les récentes découvertes montrent que le câlin améliore notre bien-être par la libération de l’hormone du bonheur : l’ocytocine, et entraîne une chute du taux de cortisol, l’hormone du stress. La pression artérielle baisse, nous nous sentons mieux, apaisés.

Depuis l’enfance, on nous enseigne à aller à l’encontre de nos pulsions premières, à les maîtriser jusqu’à ne plus les ressentir. Cet élan, nous le réfrénons par crainte du jugement, par peur du ridicule ou de la morale. La câlinothérapie nous propose de réparer ces manques et de nous faire revivre la sécurité du petit enfant.

Manquer de câlins n’est pas anodin, cela fait souffrir, beaucoup. Dans un état d’esprit apaisé, un corps touché tombe moins malade, le système immunitaire s’en trouve renforcé. Activer nos propres mécanismes de santé est possible !

Face à cette demande d’un genre nouveau, les propositions fleurissent. De toutes sortes. Des “Free Hugs’ aux bars à câlins, des animaux à caresser dans les maisons de retraite ou les institutions psychiatriques aux bars à chats, des contacts peau à peau pour les enfants prématurés à Amma qui réussit à rassembler des milliers de personnes en proposant une étreinte d’amour…

Tout est prétexte à câliner et se faire câliner.